Source : Itavi d’après SSP et CNPO | * estimation réalisée en décembre 2025
En 2025, la production française enregistre une hausse de +0,8 % d’après les estimations de l’ITAVI. Elle s’établit à 957 000 téoc (tonnes équivalent oeuf coquille), soit environ 15,9 milliards d’oeufs.
Pour faire face à la hausse de la consommation (+5%), les professionnels se sont notamment mobilisés pour augmenter le nombre de poules mises en place dans les élevages : +3,3 % en 2025 par rapport à 2024. Afin d’accroître la production d’oeufs, ils ont également allongé les durées d’élevage des poules, réduisant le nombre de périodes de vides sanitaires nécessaires entre les lots.
La France poursuit son objectif vers 90 % de poules pondeuses en élevages alternatifs à la cage d’ici 2030. Fin 2025, ils concernaient 77 % des poules : 32 % en plein air (hors Label Rouge), 26 % en élevages au sol, 13 % en bio et 6 % en Label Rouge.
En France, plus de la moitié des poules (51%) ont ainsi accès à l’extérieur, une particularité en Europe en phase avec les attentes des consommateurs.
En comparaison, au sein de l’Union européenne, 23% seulement ont accès à l’extérieur, faisant de la filière française une pionnière en matière de bien-être animal. La France fait également figure d’exception en termes d’élevages alternatifs puisqu’en Europe, en moyenne seulement 60% des poules pondeuses sont concernées.


Il existe 4 types d’élevage permettant de répondre aux différentes attentes des consommateurs. Ils sont répertoriés selon 4 codes, de 0 à 3 :

Source : Itavi d’après SSP et CNPO | * estimation réalisée en janvier 2026
La filière est encore loin de l’objectif d’auto-approvisionnement de 101 % qu’elle s’est fixé.
Après avoir atteint le plancher historique de 97,2 % en 2022, puis être remonté à 99,4 % en 2024, le taux d’auto-approvisionnement de la France repart à la baisse en 2025, à 95,8 % selon les estimations de l’ITAVI.
Les PME françaises, dont certaines sont très bien implantées sur le marché de l’exportation, contribuent à l’équilibre des marchés français et européen en permettant de répondre aux spécificités de consommation. En Europe, la consommation de jaune est majoritaire tandis qu’il s’agit du blanc en Asie.
Source : ITAVI d’après douanes françaises
En 2025 (11 mois), les importations d’oeufs coquille atteignent des niveaux records. Elles sont en hausse de +21 % par rapport à la même période de 2024. Sur 2 ans, elles ont augmenté de +42 % et représentent désormais 10 % de la production nationale en volume. Dans le même temps, les exportations sont en baisse de -9%.
Quant aux ovoproduits, si les exportations sont en hausse de +4,2 % sur 11 mois, les importations augmentent plus rapidement, à +6,7 %.

Près de 9 Français sur 10 (89 %) estiment que l’origine française des oeufs est un critère de choix important lorsqu’ils doivent se décider au moment de l’achat.

En 2025, le déficit de la balance commerciale se creuse d’environ 16 000 téoc sur 11 mois, pour atteindre un solde négatif de -31 101 téoc.

Source : Itavi d’après TDM
Une production française d’oeufs insuffisante constitue une porte ouverte aux importations, ne respectant ni les mêmes normes environnementales, sanitaires et sociales ni la même réglementation sur le bien-être animal appliquées sur les oeufs en France. Si les professionnels des OEufs de France sont solidaires des Ukrainiens, ils ne peuvent cependant pas accepter la concurrence d’oeufs à bas coût, très éloignés du modèle familial français et non soumis aux mêmes contraintes que leurs produits. Ils demandent donc le contrôle systématique par les autorités sanitaires françaises des oeufs importés, à l’identique des contrôles effectués sur les oeufs français.
Les oeufs ukrainiens arrivent en effet massivement sur le territoire de l’Union européenne : il s’agit du premier pays fournisseur d’oeufs de l’Europe. Sur 10 mois 2025, les oeufs coquille arrivés d’Ukraine sur le marché de l’Union européenne ont bondi de +59,4 %, après une hausse déjà record de +60 % sur 1 an en 2024. L’Union européenne a ainsi importé 790 000 téoc d’oeufs coquille sur 10 mois 2025, contre 480 000 sur 10 mois 2024.
Avec 7 fois moins de volumes importés que l’Ukraine, la Turquie est le 2e pays fournisseur d’oeufs pour l’Europe. Elle a augmenté de 75 % ses exportations vers l’Union européenne sur 10 mois 2025 vs 10 mois 2024.

Fin 2022, le CNPO a accompagné la mise en place de l’ovosexage au sein des couvoirs de poules pondeuses afin de stopper l’élimination des poussins mâles à l’éclosion. À ce jour, la France reste l’un des seuls pays d’Europe à avoir légiféré sur le sujet et fait donc exception en matière de bien-être animal dans le monde.
Jusqu’à 2025, le financement de ce système, qui représente près de 40 millions d’euros par an de surcoûts pour la filière, reposait sur une cotisation collectée sur les ventes d’oeufs coquille effectuées dans tous les circuits de distribution.
Depuis le 1er décembre 2025, le coût de l’ovosexage peut être intégré par les accouveurs aux coûts de production des poussins livrés aux éleveurs. Ce coût est ensuite librement répercuté à chacun des maillons de la filière jusqu’à l’utilisateur final, que ce soit pour les oeufs coquille ou les ovoproduits. Les trois principaux marchés de la filière sont ainsi concernés : la distribution, la RHD et les entreprises agroalimentaires.
Afin de fournir des outils de mesure adaptés aux opérateurs de la filière face à cette augmentation des coûts de production liée à l’ovosexage, un nouvel indicateur du coût de production du poussin a été élaboré par l’ITAVI.
Ce nouvel outil a vocation à suivre l’évolution du prix des poussins d’un jour ovosexés, destinés à la filière poules pondeuses. Il est construit à partir d’une enquête mensuelle conduite par l’ITAVI auprès de tous les couvoirs français spécialisés en filière oeufs.
Le premier indice vient d’être publié en janvier 2026. Il met en évidence une augmentation du prix du poussin ovosexé de +100,5 % par rapport à janvier 2025, lorsque ce coût n’était pas encore inclus par les couvoirs. Le coût d’un poussin arrivant dans un élevage a donc été multiplié par deux en raison de l’ovosexage.
Publié le 23 février 2026 dans Actualité
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